Qui opère les paupières tombantes ?
Dr Bernard Hayot, ophtalmologiste, ancien chef de clinique, formé en chirurgie oculo-plastique. Paris 8e · RPPS 10003926226.

Pourquoi choisir un oculoplasticien pour opérer de
Un oculo-plasticien est un chirurgien esthétique formé en ophtalmologie, permettant d’exercer cet art hyperspécialisé avec, sans mauvais jeu de mot, un double regard : l’approche esthétique et l’approche ophtalmologique.
Cette vision complémentaire est d’autant plus intéressante que les principales complications de la chirurgie du regard sont de nature ophtalmologique.
La plupart sont liées à une résection trop importante de la paupière, aboutissant à une fermeture insuffisante des paupières ou lagophtalmie.
La lagophtalmie nocturne se traduit alors par un syndrome de l’œil sec, pouvant aboutir à des kératites chroniques, voire des ulcères cornéens.
Grâce à ses connaissances sur la physio-pathologie des paupières, l’oculo-plasticien est encore plus sensibilisé que quiconque : il va anticiper parfaitement ces complications potentielles, pour adapter au mieux son geste chirurgical.
Avant d’exercer depuis 30 ans comme ophtalmologiste, le Dr Hayot a été chef de service en ophtalmologie : ses connaissances médicales, couplées à son expertise chirurgicale, lui permettent ainsi une meilleure prise en charge du vieillissement du regard.
Pourquoi un micro-chirurgien est indispensable pour une blépharoplastie ?
Un lifting palpébral réussi est une chirurgie d’excellence et de précision, qui impose une formation et une longue expérience en microchirurgie.
Le chirurgien va en effet intervenir avec un microscope opératoire ou une loupe grossissante, pour effectuer un geste technique très précis, très minutieux, qui se joue au millimètre près.
C’est important pour au moins deux raisons.
La première raison est qu’une blépharoplastie ratée est toujours difficile à réparer. Elle ne peut être effectuée que par un oculo-plasticien expérimenté.
Or, la moindre imperfection dans le geste technique se voit aussitôt, l’erreur la plus fréquente étant le scleral show, qui expose le blanc de la sclère de manière plus visible. Le geste chirurgical doit donc être parfait.
La seconde raison est qu’un geste technique imparfait peut modifier les contours du regard, et trahir définitivement l’identité d’un patient. La chirurgie des paupières qui tombent repose pourtant sur un fondamental : rajeunir le regard, en lui conservant son âme. Ce n’est possible qu’en respectant les contours anatomiques de la paupière, d’où l‘importance d’une chirurgie palpébrale d’une extrême précision.
Pourquoi le lifting palpébral demande une vraie expertise ?
Mais comme souvent en chirurgie esthétique, un bon geste technique et un bon matériel ne suffisent pas : ce qui fait la différence, c’est en amont le choix du bon geste opératoire.
L’expertise permet en effet d’avoir un diagnostic plus précis, plus subtil, qui va prendre en charge l’analyse complète des causes de vieillissement du regard et de chute des paupières.
Dans bien des cas, le chirurgien esthétique généraliste va effectuer une blépharoplastie de soustraction, en retirant l’excès palpébral par simple résection cutanée, sous anesthésie locale ou générale.
Sous réserve d’une résection trop importante, le regard est un peu rajeuni, mais cela reste souvent insuffisant. Pourquoi ?
Car très souvent l’excès apparent de peau n’a pas été analysé de manière rigoureuse : s’agit-il de peau en excès qui, ayant perdu sa tonicité et son élasticité, n’arrive plus à se rétracter ? Ou s’agit-il d’un pli de peau apparent par fonte des volumes sous-jacents, donnant l’aspect d’un sac qui se vide ?
La peau des paupières est très fine, soumise à la fois à des contraintes mécaniques (1000 battements/minute) et à des agressions physiques (UV, vent, froid…).
C’est pourquoi elle vieillit si vite, avec une fonte fréquente des tissus graisseux sus et sous-orbitaires.
Si cette fonte graisseuse est sous-diagnostiquée, la blépharoplastie de soustraction peut donner un rendu catastrophique : en liftant la peau sur un volume perdu, on ne fait que creuser un peu plus le regard, ce qui au bout du compte l’assombrit et l’altère
Bien opérer des paupières tombantes sur une fonte graisseuse impose au contraire une blépharoplastie d’addition, en rapportant par microlipofilling volumateur la graisse perdue. Cette injection de graisse prélevée sur le patient est sans risque de rejet et totalement naturelle. Voir aussi : Le traitement des paupières tombantes.
Toute l’expertise d’une bonne chirurgie des paupières est donc de ramener des volumes par micro lipostructure, avant de réséquer l’éventuel excès cutané.
Cette technique de micro-lipofilling est pour beaucoup encore innovante en chirurgie du regard, alors qu’elle a pourtant fait ses preuves depuis des années avec le lifting de l’ovale du visage. C’est la certitude d’avoir un résultat naturel, avec un rajeunissement du regard qui retrouve tout le galbe et la sensualité de la jeunesse, sans jamais dénaturer son identité. Voir aussi : À partir de quel âge peut-on débuter les injections de botox ?.
Cette page a une visée d'information. Elle ne remplace pas une consultation : chaque situation se juge sur un examen.